Elle me fait remarquer que le soleil qui reflète dans la glace fait briller ses yeux noisettes, alors que moi je pensais que c'était déjà fini, comme un con. Ça t'apprendra à anticiper.
On arrive à l'endroit ou tous les clichés des couples se réunissent. Des hommes qui courent derrière les trains, des femmes qui pleurent, ou l'inverse, des gens avec des bouquets, de nerfs ou de fleurs. Des énervés retardataires, justement, qui voient le train partir.
Elle monte dans le train, elle s'en va. Rarement l'inverse.
La dernière fois, le soleil était devenu ennemi. Je regardais a travers les vitres sans pouvoir la voir une dernière fois a cause des reflets.. J'aurais préféré l'averse!
Et j'vois ce mec a côté de moi, qui sourit et dit au revoir a celle qui l'aime, qu'il aime. Pathétique a croire qu'il est content qu'elle se casse enfin.
Je m'assois sur le banc. Le véritable pathétique est assis. Celui qui contemple ces détails sans assez s'occuper des siens à elle, qu'il ne louperait sous aucun prétexte d'habitude. Celui qui se moque des clichés alors que qu'il est lui même le cliché de"l'anti-cliché". Le profil même de ce qu'il déteste, en somme. Il faudrait qu'il arrête de détester, critiquer, analyser, trop nostalgiser, d'ailleurs.
On ne l'y reprendra plus.


